Tour du Rwanda - Polémique au Rwanda... Fabien Doubey la victoire et une amende !

La victoire de Fabien Doubey au général du Tour du Rwanda va certainement beaucoup faire parler dans les prochains jours... Leader et porteur du maillot Jaune avant la 7e et ultime étape, le Français de la TotalEnergies a profité de l'annulation de cette dernière suite à des conditions climatiques compliquées et des routes rendues glissantes. Une décision qui a logiquement fait ses affaires et officialisé son succès final, alors qu'il n'avait que six secondes de marge sur l'Erythréen Henok Mulubrhan et que le parcours proposait une arrivée au Mont Kigali, sur le parcours des prochains Championnats du Monde... Problème : c'est le maillot Jaune lui-même qui a mené la fronde en faveur d'une annulation, forçant carrément la main aux organisateurs à la suite d'un comportement qui fait débat et qui pourrait lui valoir des sanctions...
Vidéo - Fabien Doubey avait repris le maillot jaune samedi
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Henok Mulubrhan : "Ça l'arrangeait bien... On n'aurait jamais arrêté la course en Europe"
Après une chute collective dans le départ fictif, l'organisation a dans un premier temps opté pour une neutralisation, avant de la relancer la course une fois le calme revenu et le danger écarté. Mais une vingtaine de kilomètres plus loin, alors que le ciel se faisait à nouveau menaçant, Fabien Doubey a alors pris la décision de se mettre devant le peloton pour faire arrêter la course, alors même qu'une échappée de six coureurs étaient déjà partie. Les organisateurs n'ont eu d'autre choix que d'arrêter à nouveau la course et de l'annuler définitivement. "Je me suis fait le porte-parole du peloton, beaucoup de coureurs sont venus me voir pour que je porte leur revendication auprès des organisateurs. On ne pouvait pas prendre de risques supplémentaires", s'est-il justifié ensuite.
Mais sa vision des choses ne semble visiblement pas faire l'unanimité au sein du peloton, notamment parmi ses rivaux, Henok Mulubrhan en tête. "Ça l'arrangeait bien qu'il n'y ait pas d'étape aujourd'hui. On n'aurait jamais arrêté la course pour ces quelques gouttes de pluie si elle s'était déroulée en Europe", a-t-il regretté, passablement énervé. Même son de cloche pour le Belge Milan Donie (Lotto), 4e du général. "Si on annule cette étape ici, alors il n'y aurait plus une seule course en Flandres. Le pavé mouillé et glissant n'empêche pas une course de se dérouler", a-t-il souligné.
CONFIRMED:
— ???? ?? ?????? ?? (@tour_du_Rwanda) March 2, 2025
Due to unforeseen weather conditions causing slippery roads, the riders have decided to halt the final stage of the Tour du Rwanda with one lap to go.
The General Classification standings from the previous stage (Stage 6) has been considered to determine the overall… pic.twitter.com/gI4bWqzVAu
Le directeur de l'épreuve s'indigne : "Nous ne savions pas qu'un seul coureur pouvait empêcher une course d'aller à son terme..."
Preuve que l'attitude du Français a du mal à passer, Fabien Doubey s'est vu infligé une amende de 200 francs suisses pour "comportement inconvenant et déplacé ou dommages à l'image du sport" par le président du jury. Et il pourrait d'ailleurs recevoir une sanction bien plus lourde dans les jours à venir. Selon une information de L'Equipe, la commission disciplinaire des instances internationales pourrait le convoquer pour marquer le coup. Il faut dire que cette journée était spéciale pour le Rwanda et l'UCI, puisque cette 7e étape faisait office de test-event pour la course en ligne des prochains Mondiaux sur route. Une délégation de l'UCI avait même fait le déplacement pour assister à ce test grandeur nature.
Une chose est sûre, pas certain que le tenant du titre sera accueilli à bras ouvert l'an prochain. Freddy Kamuzinzi, le directeur du Tour du Rwanda, a clairement cibler Doubey au moment de revenir sur cette situation compliquée. "Nous avions tout mis en oeuvre depuis le départ pour offrir toutes les conditions de sécurité aux coureurs. Jamais nous n'aurions fait prendre le moindre risque aux coureurs, comme durant toute la semaine. Tout s'était bien déroulé jusque-là, toutes les équipes nous ont félicités pour le professionnalisme de notre organisation. Mais nous ne savions pas qu'un seul coureur pouvait empêcher une course d'aller à son terme". Affaire à suivre...