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Florian Rousseau : «Ni crainte ni peur, les signaux sont au vert»

Paris 2024
Mis à jour le par Ben DUJARDIN
Photo : @Cyclism'Actu / cyclismactu.net

Florian Rousseau, directeur du programme olympique à la Fédération Française de Cyclisme (FFC), s'est confié à notre micro, à la veille de l'ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024. "Enfin, on y est. Il y a sept ans, Paris obtenait l'organisation des Jeux, et quand on se projette à sept ans ça paraît loin mais en fait c'est passé très très vite. Entretemps il y a eu les jeux de Tokyo. C'est beaucoup d'enthousiasme, d'envie, de joie. Là les délégations de cyclisme arrivent, on se retrouve tous ensemble. L'équipe de France est sereine, avec beaucoup d'envie et beaucoup d'expérience olympique. Les athlètes savent ce que représente un évènement olympique, c'est une compétition à part. Ils sont très très heureux de faire ces Jeux Olympiques en France, à Paris".

Paris 2024 - Florian Rousseau : "Les Jeux en France, waouh !

 

"Les Jeux sur notre vélodrome, un avantage"

Qu'est-ce que ça fait de vivre les JO dans son pays ? "Moi je ne suis plus athlète, notre premier objectif avant de parler des médailles c'était d'accompagner au mieux les athlètes, les mettre dans les meilleures conditions pour qu'ils puissent le jour J délivrer leur meilleur potentiel. Hier j'ai accueilli la délégation de BMX Freestyle au village olympique, on sent toute cette effervescence au village, cette atmosphère olympique très particulière, ça apporte beaucoup d'énergie. Après je suis passé un peu dans Paris, et ça y est, on sent les Jeux, c'est concret !".

Chez les Français, parmi les disciplines du vélo, la piste n'est-elle pas particulièrement attendue ? "Oui forcément, parce qu'en 2022 l'équipe a réalisé de très beaux Mondiaux, à Saint-Quentin-enYvelines, sur son vélodrome, et là on va on se retrouver sur ces Jeux sur notre vélodrome... Mais il n'y a pas de comparaison possible, parce que les Jeux restent une compétition à part : c'est les mêmes distances, les mêmes adversaires, mais il y a un supplément d'âme, il faut quelque chose en plus dans la manière d'aborder la compétition. Même quand on a des moments de doute ou de vulnérabilité, à un moment donné il faut passer outre, pour aller au combat, être conquérant : les Jeux c'est tous les quatre ans, et ceux qui sont dans cet état d'esprit, ce sont eux qui atteignent les podiums. Je crois que sur piste, dans cet espace fermé, l'avantage d'être à la maison on le ressent".

 

"Les Jeux, ça doit rester joyeux"

"Bien sûr on espère des médailles, maintenant ça se passera sur le terrain. On sait qu'il y a des adversaires coriaces. Notre délégation a une forte expérience olympique, on espère de très belles joies. Il n'y a pas de crainte, les signaux sont au vert". Quelle est la "patte Florian Rousseau" à la FFC ? "Partager, transmettre mon expérience d'athlète et d'entraîneur, faire progresser les staffs. Partager dans la bienveillance, mais tout en fixant un cap, pour arriver prêts sur ces Jeux".

Des JO réussis, c'est quoi pour la FFC ? "Ça passe forcément par des médailles, bien évidemment. Après, on vit une période assez compliquée, et je crois que les JO, même s'il y a beaucoup d'attentes de résultats, ça doit rester joyeux. C'est du sport. Il n'ya que dans le sport où il y a ça : dix mille sportifs au village olympique, noirs, blancs, de religion et de culture différente, et on ne ressent rien de clivant, il y a une belle énergie, c'est un beau rassemblement. C'est ça les Jeux".

Un conseil pour les athlètes français ? "Rester focus son objectif, parce qu'il se passe beaucoup de choses et on peut vite sortir de son objectif. Et puis l'humilité, même quand on part favori rien n'est écrit d'avance. Et puis, beaucoup de détermination, d'envie. Le désir. Quand on désire quelque chose il n'y a que des solutions. Accepter aussi d'être un peu déstabilisé par l'évènement, en parler avec ses entraîneurs". Y a-t-il une émotion particulière ? "Il y a une certaine émotion parce que c'est à Paris, mais je suis surtout serein et heureux. Je ne me lasse pas des Jeux, même si c'est mes 11e ou 12e Jeux, on ne se lasse jamais. Donc oui, une belle émotion, les Jeux en France c'est waouh !".

Publié le par Ben DUJARDIN

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